Publié le Vendredi 23 octobre 2026 à 11h02.

Non à la répression de la jeunesse

Ce samedi 17 octobre, après des semaines de mobilisations lycéennes, 800 000 personnes sont descendues dans la rue à l’appel des gilets jaunes et des syndicats. Cet appel a permis une convergence des luttes, entre la jeunesse et les travailleurs et travailleuses, contre la vie chère, la destruction des services publics et pour de meilleures conditions d'études. Ce ras le bol général est le résultat d’années de mépris des gouvernements successifs ayant précarisé, réprimé, exploité toujours davantage.  

 

Face à ce mouvement massif le gouvernement répond avec une répression extraordinaire. La répression policière dans une journée de mobilisation n’a jamais été aussi forte. On dénombre 2500 arrestations depuis samedi avec des condamnations à plusieurs mois de prison fermes qui ont déjà été prononcées. Les violences policières ont fait des centaines de blessés dans tout le pays : un street médic s’est fait tabassé par la police, une jeune fille à perdu son œil, un autre jeune, lui, sa main, et au moins une personne est morte à Paris.  Gérald Darmanin et Vincent Jeanbrun, ministre du logement, annoncent une circulaire pour retirer les prestations sociales des manifestants en cas de casse.

 

Face au camp des opprimés qui conteste l’ordre social établi, l’Etat devient de plus en plus autoritaire, et particulièrement sur les précaires et la jeunesse. Les mesures liberticides mises en place en sont la preuve. De Pointe à Pitre aux Abymes en Guadeloupe, en passant par Paris, Lille, Rennes, Lyon, Bordeaux, ou bien encore Nice, les couvre-feux pour les mineurs se multiplient dans de nombreuses villes de France.  

 

Nous dénonçons ces mesures autoritaires qui visent à faire taire la jeunesse et ses revendications.

 

Nous ne plierons pas face à la pression du gouvernement. Nunez doit démissionner, la démocratie passe par la rue, la jeunesse va s’y faire entendre !