Résolution sur la situation politique adoptée lors du Conseil Politique National du NPA-L'Anticapitaliste des 20 et 21 septembre 2025.
1. Résolution politique : situation internationale
Avec pour toile de fond une crise économique forte, un ralentissement structurel du capitalisme, l’exacerbation des tensions inter-impérialistes et l'accélération des catastrophes climatiques, les tendances lourdes de la dynamique internationale se sont accentuées depuis cet été, en particulier en Ukraine et au Moyen Orient. Ce dernier est un des endroits qui concentre toutes les contradictions et les instabilités actuelles.
Nous présentons quelques éléments saillants qui contraignent le plus la situation mais il resterait
beaucoup d’éléments à développer.
En août, le sommet Poutine/Trump a montré une nouvelle fois la direction de l’impérialisme états-
unien concernant l’Ukraine. Un plan de « paix » aligné sur les conditions russes d’annexion, qui
souhaiterait mettre en place de facto une partition de l'Ukraine. Ce plan est inacceptable pour la
population d’Ukraine, en premier lieu pour les 8 millions de déplacé.es et pour les habitant-es des
territoires occupés qui subissent la violence de l’oppression coloniale des troupes russes.
Parallèlement, les USA ont levé les sanctions sur l’aviation civile vis-à-vis du Bélarus, en rouvrant
l’accès de pièces Boeing a un allié direct du régime de Poutine (et, par-là, à la Russie elle-même).
L’intrusion récente de drones russes dans l’espace aérien polonais a déclenché une première
réponse des pays européens, qui ont détruit les drones russes mais n’ont pas montré de volonté
d’aller plus loin (l’article 5 n’a d’ailleurs pas été évoqué). Par la suite, des avions de chasse russes
ont pénétré le ciel estonien. L’Otan et l’UE ne semblent pas chercher une confrontation directe
avec la Russie : Trump a d’ailleurs affirmé que cette intrusion n’était qu’une erreur, ce qui
minimise encore une fois la transgression du droit international de la part du régime russe,
s’accompagnant d’ailleurs d’une intensification d’une propagande belliqueuse visant la Finlande.
De même, les pays de l’UE restent divisés, avec les gouvernements d’extrême-droite (Slovaquie,
Hongrie, Italie) qui demeurent hostiles à un soutien franc à l’Ukraine. L’Ukraine a refusé le plan de
Trump. Sa population souhaite un cessez-le-feu qui ouvre la voie à une paix juste et durable, avec
le droit au retour pour les populations déplacées et des garanties de sécurité pour le présent et
l’avenir : c’est du droit à l’autodétermination des populations d’Ukraine qu’il s’agit.
Dans l’immédiat, rien ne laisse penser que Poutine souhaite reculer sur sa volonté d’en finir avec
une Ukraine libre et indépendante. C’est d’ailleurs ce qui rend la discussion sur la paix si éloignée
de la réalité concrète à laquelle font face les Ukrainien.nes et nos camarades sur place. Depuis
trois ans et demi, les États-Unis comme l’Union européenne se sont limités à donner à l’Ukraine le
minimum nécessaire pour se défendre mais pas pour repousser l’invasion et gagner la guerre. Une
aide (humanitaire, financière et militaire) plus soutenue à la résistance ukrainienne ne nécessite
pas d’une augmentation des dépenses et de la production militaires en Europe, mais d’une
réorientation des budgets actuels vers les besoins réels de l’Ukraine et de l’utilisation des avoirs
des oligarques russes gelés, pour protéger la population et repousser l’invasion (rappelons à cet
égard que la France est toujours en queue de peloton, à rebours des postures martiales de
Macron).
La lutte contre l’impérialisme ne s’oppose pas aux luttes pour les droits sociaux, comme le
démontrent les mobilisations populaires ukrainiennes contre la volonté du gouvernement de
démanteler les instances anti-corruption, ainsi que contre les mauvais traitements dans l’armée, la
casse des services publics, le non-paiement des salaires, les projets écocides et destructeurs du
patrimoine culturel.
Le NPA intensifiera sa campagne de solidarité avec l’Ukraine, par l’organisation de réunions
publiques d’information, diffusion de matériel (du nouveau matériel est en cours d’élaboration),
collecte de fonds pour nos camarades ukrainien.nes engagés à la fois contre l’invasion et contre
les mesures néolibérales du gouvernement Zelensky, qui s’attaquent aux couches populaires et
sapent au passage l’efficacité de la résistance aux forces poutiniennes.
Il est fondamental de populariser nos arguments en soutien de la résistance ukrainienne et de
toutes les résistances populaires anti-impérialistes, pour ne pas laisser à la droite et à ses
politiques néo-libérales l’initiative sur la solidarité avec l’Ukraine. Nous encourageons les militant-es à articuler la solidarité avec l’Ukraine, avec la Palestine et avec la Kanaky, pour dénoncer
l’hypocrisie des gouvernements français et européens et ne pas opposer les différentes luttes de
libération nationale.
La période est également profondément impactée par l’évolution autoritaire des USA. Certains
marqueurs sont symboliques mais lourds de sens : par exemple, le Département de la défense
devient celui de la guerre. Il y a d’une part, en interne, l’utilisation de l’armée fédérale contre la
population et les pouvoirs locaux : comme à Los Angeles durant l'été où s’est joué un double bras
de fer. Il y a aussi, d’une part, le déploiement militaire dans des villes « opposantes » pour
continuer la politique de déportations massives. La police « ICE » des frontières dispose de
moyens et de droits immenses pour faire régner l’arbitraire. La cour suprême vient d’ailleurs de
valider les contrôles racistes : l’apparence ethnique de la personne devenant une cause probable
d’arrestations et de contrôle. Trump a décidé d’étendre le déploiement militaire dans d’autres
villes. L’autre bras de fer est un début de réponse par en bas à la militarisation et aux déportations
: le mouvement anti ICE à Los Angeles a duré tout l'été et a contribué à limiter l’impact et le
nombre des arrestations.
Un autre impact est celui de la brutalisation des relations bilatérales, via l'imposition de droits de
douanes qui servent d’armes de négociation de Trump. Même si pour l’instant les résultats réels
pour l’économie étatsunienne sont plutôt négatifs, avec une augmentation de l’inflation et du taux
de chômage. Enfin, l’État fédéral vient de faire l’acquisition de 10% de Intel, la marque de
microprocesseurs, contrairement à toutes les traditions économiques étatsuniennes, et Trump a
donné l’autorisation de la vente de US Steel au Japon sous réserve d’un contrôle de l’État
américain comme ressources stratégiques. L'intervention de l'État dans l’économie américaine est
un signe qu’il conviendra d’observer de près.
Mais le principal impact de la politique étatsunienne reste le Moyen-Orient et la situation à Gaza.
L’assemblée générale de l’ONU va se tenir dans un contexte particulier dans lequel les derniers
pays impérialistes (sauf les USA) vont reconnaître l'État de Palestine. Une résolution écrite par la
France et l’Arabie Saoudite a été adoptée par 140 voix pour et 10 contre. En apparence « correcte
», cette résolution demande un cessez-le-feu, l’envoi de l’aide humanitaire et le retrait des
troupes de Gaza, elle entérine cependant la normalisation avec Israël et la démilitarisation du
Hamas. La « solution à deux états » présentée ici est une version encore amoindrie de celle d’Oslo.
La résolution ne reconnait d’ailleurs pas la situation de génocide.
Pourtant même cela reste trop de concessions pour Israël et les USA. Israël a indiqué de plusieurs
manières qu’un État palestinien ne serait jamais à l’ordre du jour. En roue libre, le gouvernement
israélien parle de plus en plus ouvertement de projet de Grand Israël et a intensifié l’épuration
ethnique totale de Gaza.
En ce moment, l’offensive d’occupation totale de Gaza City a commencé, avec la destruction
systématique de la ville et une aggravation de la famine sur toute la bande. Cela ne se limite plus à
Gaza, puisque Smotrich a dévoilé le plan d’annexion d’une part importante de la Cisjordanie via la
création de la zone E1 qui est une colonie qui va couper en deux le territoire et fragmenter encore
plus la Cisjordanie.
Israël sème également la terreur au Liban en violation du cessez-le-feu. Il occupe une bande du
Sud Liban et fait pression sur le gouvernement libanais pour désarmer le Hezbollah. Israël a
également pris sur la Syrie et a anéanti une bonne partie des capacités militaires du gouvernement
syrien. Israël s’est aussi autorisé à tuer la moitié du gouvernement Houthi au Yémen. Mais la vraie
nouveauté a été le bombardement de la délégation du Hamas venue négocier (à la demande des
USA) à Doha au Qatar.Ces frappes dans un pays qui contient la plus grande base militaire américaine de la région sont le
signe encore plus évident d’un renforcement brutal de l’hégémonie USA au Moyen-Orient avec
Israël comme proxy. Le message de Netanyahou est clair : si vous abritez des terroristes, nous
vous bombarderons. C’est donc un message direct à l’Égypte et à la Turquie qui sont en général les
intermédiaires pour les négociations avec le Hamas. Cette attaque sonne clairement comme une
fin de non-recevoir de la part d’Israël pour des négociations et la libération des otages si des gens
pensaient encore que cela était un objectif de Netanyahou. Il n’y a donc pas de perspectives de
pause dans le génocide à court terme.
Pourtant, Israël n’a pas vraiment de stratégie de sortie. Le Hamas sur le terrain prouve tous les
jours qu’il a encore des capacités militaires et fait subir des pertes quotidiennement à l’armée
d’occupation à la fois en matériel et en soldats. Il semble de plus en plus difficile pour Israël de
maintenir ses soldats et réservistes en poste.
La mobilisation internationale a fait tomber les masques des soutiens à Israël et visiblement les
dirigeants impérialistes occidentaux commencent à voir le coût du soutien sans faille fait depuis
deux ans à la fois en interne mais également sur l’équilibre des forces internationales.
Il est donc logique de commencer à voir des failles : la résolution France/Arabie Saoudite mais
aussi les discussions sur l’accord UE/Israël et la démission d’un tiers du gouvernement hollandais
sur cette question. Dans plusieurs échéances électorales, la question palestinienne sera un
élément important de la reconfiguration à gauche. C’est déjà le cas au RU avec la création de Your
Party, ou encore la possible élection d’un maire de gauche de New York. Dans les deux cas, la
question palestinienne est importante, avec un programme de réformes sociales.
La mobilisation de la flottille, la plus importante à ce jour, partie le 13 septembre et regroupant
plusieurs dizaines de bateaux, va représenter un enjeu important pour Israël sur la gestion. Les
attaques de drones qui ont déjà eu lieu contre elle montre qu’Israël craint le soutien qu’elle
recevra au moment où elle s’approchera des côtés, et le tollé que cela provoquera quand elle sera
attaquée.
Sans être une solution contre le génocide, la flottille est un outil très important pour montrer la
nécessité d’ouvrir un couloir humanitaire et que devant la complicité et l’inaction des classes
dirigeantes impérialistes elle fait partie de nos outils. La mobilisation de masse, dans les pays
impérialistes, dans les pays du sud et au Moyen-Orient reste la clé.
Le NPA-A doit essayer d’être présent sur une des prochaines flottilles, ce qui nécessite un travail
unitaire spécifique, et se préparer à participer à des missions civiles en Palestine ou au Liban qui
sont en réflexion. Le NPA-A s’inscrit dans les initiatives de blocages et de dénonciation des
exportations d’armes vers Israël et notamment par le biais du travail syndical des militantEs. Ces
collaborations entre les entreprises françaises et européennes sont un élément de plus dans la
complicité des puissances impérialistes et notamment des états de l’Union européenne. À ce titre,
nous militons pour le boycott et pour des sanctions contre l’État d’Israël, pour la suspension de
l’accord d’association entre l’union européenne et l’État d’Israël.
Enfin, même s’il faudrait sûrement développer plus avant, la révolte des jeunes au Népal (et qui
fait suite à plusieurs mobilisations notamment en Indonésie) est à analyser de près. Elle a
débouché sur une situation politique intense – incendie du Parlement et fuite de ministres – et
même si une reprise en main a eu lieu, elle n'est peut-être que de courte durée.
En pratique, l’une des questions centrales pour nous concernant les questions internationales va
rester sur la lutte contre le génocide à Gaza. Il faut donc continuer cette mobilisation et les cadres
qui y sont associés. Le 5 octobre sera une date importante et nous devrions développer la
possibilité d’une grande manifestation nationale avec montée à Paris. La journée du 29 novembre
même si elle paraît lointaine est la journée internationale de solidarité avec la Palestine. Lesjournées organisées par Urgence Palestine les 28, 29 et 30 novembre à Ivry sont un évènement
très important pour la construction d'une mobilisation à la base, radicale et unitaire. Différents
entretiens et formations seront mis en place dans les prochaines semaines pour développer nos
positions sur la question palestinienne.
L’international fasciste en marche
Dans ce contexte, les mouvements autoritaires et fascistes se développent dans le centre
capitaliste mondial mais aussi dans d’autres régions. Avec à chaque fois des politiques répressives
et racistes contre les migrants et les réfugiés, des atteintes aux droits des personnes LGBTQIA+ et
des femmes. Les politiques d’expulsion massive de migrants aux USA ou en Iran, le recul des droits
et des libertés publiques dans de nombreux pays, la répression de plus en plus brutale contre les
résistances sociales et démocratiques et contre les mouvements de solidarité avec le peuple
palestinien témoignent de cette montée des États autoritaires. L’internationale fasciste avance et
se coordonne. A titre d’exemple, la construction de liens politiques entre l’extrême droite
européenne et le Likoud est un élément éclairant. En rejoignant l’alliance des partis d’extrême-
droite Patriots.eu , le Likoud indique clairement son ancrage idéologique. Ce regroupement fondé
par Orban est dirigé aujourd’hui par Bardella et comprend des partis comme le FDÔ autrichien et
demain l’AFD d’Allemagne. Le NPA-A s’inscrit dans toutes les mobilisations antifascistes, anti-
racistes et contre l'islamophobie. Nous cherchons à développer les cadres de solidarité en France
et en Europe et ce dans une perspective internationaliste, anticolonialiste et féministe.
2. Résolution politique : tâches de l’organisation dans la période immédiate
2. Résolution politique : tâches de l’organisation dans la période immédiate
La réussite du 10, impulsée par le mouvement bloquons-tout, et celle du 18 mis en place par
l’intersyndicale ont montré un potentiel et donné le ton pour la rentrée. C’est pourquoi, le choix
d’un ultimatum lancé par l’intersyndicale peut apparaître peu lisible ou comme une tentative de
temporiser la mobilisation en lui fixant ses propres rythmes. Alors que le pouvoir est plus faible
que jamais et que le faire tomber est possible.
Pour autant, nous nous appuyons sur cet appel pour populariser l’idée que seule une grève
durable peut changer le rapport de forces et faire dégager Macron L’ultimatum de l’intersyndicale
qui a le mérite d’introduire des revendications importantes signifie que la prochaine date de
mobilisation doit déboucher sur une grève durable pour gagner. Cela implique que dans les
prochaines semaines, les AG et les syndicats sur les lieux de travail discutent des moyens pour
préparer la reconduction à partir de la prochaine date. L’idée d’une grève de deux jours, puis de
trois jours, préparée en amont doit être avancée.
Parallèlement le mouvement « Bloquons tout/10 septembre » continue de s’organiser autour
d’AG de ville/village et de diverses structures d’auto-organisation qui mettent en place des actions
qui contribuent à faire vivre la contestation contre Macron et son gouvernement. Sans opposer les
formes de mobilisation nous portons dans ce mouvement la question de la grève et la nécessité de
le doter de revendications afin de l’enraciner.
1. Construire le mouvement et son auto-organisation
La première tâche des militantEs de l’organisation est de participer à la construction du
mouvement là où ils/elles militent.Proposer des tracts dans les cadres syndicaux et/ou d’auto-organisation là où ils existent, les
diffuser, construire des réunions d’information et si possible des assemblées générales de débat
sur la construction du mouvement, qui rassemblent des travailleur·ses, des jeunes, des habitant·es
des quartiers populaires sur leurs lieux de travail, d'étude, de vie. Nous devons travailler à des
réunions interprofessionnelles sur une base géographique, sans substitutisme, c’est-à-dire qu’elles
doivent s’appuyer sur des secteurs en lutte avec un minimum d’auto-organisation par secteur et
travailler avec les organisations syndicales, même bureaucratiques. Pour cela les Unions locales
peuvent être des points d’appui.
Il est possible que certains secteurs aient la capacité d’accélérer le mouvement avec des
revendications sectorielles et puissent être des points d’appui pour élargir la mobilisation :
jeunesse, éducation, certaines grosses boites, les transports, etc. Nous essayons de coordonner
notre activité et d’associer les militant·es combatifs de ces secteurs pour pousser en ce sens.
Nous essayons de construire un appel de syndicalistes et de militant·es politiques à construire une
grève générale reconductible à l’issue de l’ultimatum des syndicats.
D’ores et déjà nous avons en tête la perspective du 9/10 qui est une date de mobilisation
sectorielle santé/sécurité sociale et qui pourra être élargie à l’ensemble du mouvement.
2. Doter le mouvement de revendications concrètes
Pour consolider la mobilisation, il faut l’appuyer sur des revendications sectorielles qui rendent
concrètes le mot d’ordre d’arrêt des politiques d’austérité et donnent un fond politique au slogan
« dégager Macron ». Cet ensemble de revendications permettrait aussi de donner des objectifs au
mouvement. On peut citer :
L’annulation de la dette et la fin des aides aux grandes entreprises, expropriation des banques ;
- Un million d’emplois dans les services publics, notamment dans la santé, l’éducation, la
construction de logements et la réorientation de l’économie vers l’écologie au lieu de la
course à l’armement ;
- Un moratoire sur les suppressions d'emplois dans les entreprises privées en premier lieu
celles qui touchent des aides publiques ;
- Augmentation des minima sociaux, des salaires de 400 euros et la retraite à 60 ans ;
- Blocage des prix des produits de première nécessité, dont l’énergie ;
- Blocage des loyers ;
- Liberté de circulation et d’installation pour les étranger·es ;
- Pas d’argent pour les armes, arrêt de la complicité avec le génocide en Palestine.
Nous proposons ces mots d’ordre transitoires dans les lieux d’auto-organisation.
3. Dégager Macron et ouvrir la voie d’une vraie démocratie
Au-delà des tâches de construction du mouvement pour lui-même, les militant·es et comités du
NPA doivent populariser et défendre des revendications politiques que les organisationssyndicales ne prennent pas en charge aujourd’hui. La première, c’est celle du front unique que
nous devons discuter avec les autres organisations du mouvement ouvrier. En parallèle, le mot
d’ordre “Macron dégage” appelle des réponses d’ordre politique. Nous discutons avec les
militantEs les plus combatifs et conscients des enjeux du mot d’ordre de gouvernement des
travailleurs. Ce mot d’ordre permet de mettre au centre le monde du travail et est plus audible
aussi dans la période que la revendication trop éloignée de la constituante.
Nous défendons le front unique de la base au sommet, concrètement cela implique :
- Au niveau national, nous interpellons les organisations du NFP mais aussi l’UCL, l’Après, le
RESI… ainsi que les organisations syndicales et les collectifs et orgas qui ont défendu le
programme du NFP en juin 2024 qui constitue la base revendicative majoritaire pour
mobiliser. Ces discussions, nous les menons à haute voix et publiquement pour convaincre
et entraîner autour de nous ;
- Là où c'est possible, nous proposons aux autres forces syndicales et politiques de
construire des meetings unitaires pour discuter de la construction du mouvement, et de la
stratégie pour gagner et des perspectives à lui donner.
4. Poursuivre et amplifier la campagne « Reprenons la rue »
Notre campagne votée en amont de l’été pour la rentrée nous a mis en bonne position au début
du mouvement : nous avions du matériel, nous avions construit notre UDT autour d’une
campagne dynamique. Continuer à construire la campagne, c’est construire le mouvement, l’un et
l’autre ne s’opposant pas. Jusqu’au prochain CPN, nous approfondissons la campagne :
- En organisant un grand meeting central en Région Parisienne autour de la situation
politique et sociale et des enjeux stratégiques pour le mouvement en octobre-novembre ;
- Au niveau local, les comités construisent ces prochaines semaines des réunions publiques
ouvertes en invitant nos sympathisantEs, les militantEs investiEs dans le mouvement et qui
s'intéressent à nos propositions… Une série de meetings avec nos porte-paroles peut être
également déclinée en fonction des besoins locaux ;
- Dans la jeunesse, nous continuons la déclinaison de la campagne “Reprenons nos facs”
(voir plus bas).
5. Poursuivre la construction des mobilisations de solidarité internationale, écologistes et féministes
- Nous devons continuer la lutte de soutien à la Palestine et contre le génocide notamment
en soutenant l’action de la flottille qui met un coup de projecteur sur le blocus de la bande
de Gaza ;
- Nous devons continuer à participer à construire les mobilisations dans la jeunesse en
soutenant les JA dans leur construction et leur intervention partout où il le faut / possible
(n’hésitez pas à contacter le SNJ si besoin) ;- Face à l’accélération des catastrophes climatiques et de la fuite en avant productiviste,
nous nous inscrivons dans les mobilisations en cours notamment contre l’enfouissement
des déchets à Bure, contre la loi Duplomb, des mobilisations locales diverses ;
- Nous cherchons à inscrire les mobilisations du 28 (climat et IVG) dans le calendrier de
mobilisation plus global.