Le premier tour de ces élections municipales s’est déroulé dans un contexte d’offensive contre la gauche, les antifascistes et LFI après la mort du jeune militant fasciste Quentin Deranque à Lyon.
Vers l’union des droites ?
Alors que le macronisme se prend une nouvelle gifle, les résultats montrent l’implantation et la progression de l’extrême droite. Les sortants du RN sont partout largement réélus. À Marseille, il arrive en deuxième position avec 35 % des voix et peut gagner la ville. À Paris, la fasciste Knafo fait plus de 10 %.
Le RN se sert de ces élections municipales pour renforcer sa stratégie d’union des droites. Dimanche, Bardella appelait à la fusion avec les « listes de droites sincères ». Certains ont bien compris l’appel du pied. Rachida Dati, à Paris, a ainsi lancé le soir même un appel au rassemblement à la liste LR mais aussi à Knafo de Reconquête, qui s’est depuis retirée pour la faire gagner.
De bons résultats pour la gauche de rupture
Mais ce n’est pas une fatalité. Le score des listes d’une gauche de rupture avec les politiques libérales est un point d’appui dans de nombreuses villes.
Là où la droite et l’extrême droite peuvent gagner ou conserver des municipalités, comme à Paris, Marseille, Angers ou Toulon, il était de la responsabilité des listes de gauche arrivées en tête de réussir les conditions de l’union. Face à l’extrême droite, le NPA-A a appelé depuis le début au rassemblement de la gauche, comme avec le NFP en 2024.
En refusant un accord national au soir du premier tour, la responsabilité du PS et de ses alliés est énorme dans le risque de victoire de la droite ou de l’extrême droite dans de nombreuses villes. Heureusement, cette unité a malgré tout pu se faire ailleurs, à Toulouse, Nantes, Tours ou Lyon, quoiqu’en disent Faure, Glucksmann ou Hollande (dont la liste à Tulle fusionne avec LFI) !
Se mobiliser pour le deuxième tour
La gauche politique, syndicale et associative doit organiser des mobilisations et initiatives de rue entre les deux tours et mobiliser les quartiers populaires, la jeunesse et les travailleurEs. Pas une voix ne doit manquer contre l’extrême droite !
Mais dès le 23 mars, il faudra se retrouver pour mener les luttes unitaires et radicales contre l’extrême droite et le racisme. Cela suppose de reconstruire, dans les quartiers populaires, les lieux d’études et de travail, des solidarités concrètes, de renforcer les mobilisations sociales, de remporter des victoires face au gouvernement et au patronat, et de mener la bataille contre les idées réactionnaires. Construisons un front large de riposte antifasciste.
Montreuil, le 17 mars 2026