Publié le Mercredi 24 juin 2026 à 17h04.

Chaleur partout, justice nulle part

 

L’été, il fait chaud : c’est Pascal Praud qui vous le dit. Mais, derrière l’indigence des « débats » télé, il y a une réalité : les épisodes météorologiques extrêmes vont devenir la norme, tandis que le dérèglement climatique s’accentue.

La canicule, ce n’est pas de la météo

Cette vague de chaleur n’est pas un épisode « extraordinaire » : l’accélération de la hausse des températures moyennes en rend la répétition inéluctable. Ce dérèglement global est aggravé par le productivisme et l’extractivisme.

Alors que le seuil de +1,5 °C d’ici 2100, visé par les accords de Paris de 2015, est déjà atteint, la macronie nous vend des « plans d’adaptation » à +4 °C… Disons-le : il n’y a pas de monde à +4 °C. Les conséquences sur les océans, la biodiversité et la fertilité des terres sont incalculables.

La canicule, c’est de la politique

La gestion de la vague de chaleur montre l’inaptitude du gouvernement à concevoir des réponses structurelles aux besoins de la population : espaces de fraîcheur, rénovation du bâti, aménagement du temps de travail, etc.

Les écoles et les hôpitaux, saignés par l’austérité, sont renvoyés à la débrouille locale.

Des communiqués pour dire qu’il fait chaud ; des conseils, « buvez de l’eau, pas de la bière » ; et bien sûr un numéro vert : un plan canicule à bas coût, et une police déployée massivement pour faire respecter l’interdiction de l’alcool à la Fête de la musique.

Cette gestion policière systématique tue, comme nous le rappelle le septième anniversaire de la mort de Steve Maia Caniço, lors de la Fête de la musique à Nantes, après une charge brutale.

Politisons le climat !

La catastrophe climatique touche d’abord les classes populaires et les pays du Sud ; autant dire que les capitalistes n’en ont cure. L’extrême droite, par son déni climatique et ses paniques morales, est bien la meilleure alliée de la bourgeoisie.

Capitalistes et fascistes nous font perdre un temps précieux pour engager la transformation écologique. Ils sont une menace pour la survie de l’humanité. Nous devons nous organiser pour leur enlever leur pouvoir de nuisance et pour décider collectivement des mesures nécessaires.

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Pour le climat, le capitalisme est le problème, pas la solution. Cette dernière est globale : elle doit combiner sortie de la logique productiviste, planification écologique, aménagement des territoires, redistribution des richesses, démocratie à toutes les échelles… Nous appelons à y travailler avec toutes les forces convaincues de l’urgence de cette rupture.

 

Montreuil, le 24 juin 2026

 

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