Face à la crise qu’il a lui-même créé, le gouvernement s’attaque une nouvelle fois à la jeunesse, de plus en plus précarisée. Dès la rentrée , les Jeunesses Anticapitalistes seront présentes dans les facs et dans la rue pour organiser la riposte !
Selon les révélations des Echos au mois d'août, les inspections générales des finances et des affaires sociales ont publié un rapport en juin s’intitulant “Revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales”. Ce rapport, ayant pour objectif de baisser les dépenses , préconise “d’améliorer le caractère redistributif des APL versées aux étudiantes rattachées au foyer fiscal de leurs parents, en prenant en compte les ressources familiales”. En conséquence, ce serait 200 000 étudiants qui se verraient sans aides pour leur logement et 150 000 qui verrait cette dernière diminuer drastiquement.
Les étudiants étrangers ont été les premiers à être attaqués. Leurs APL ont déjà été supprimées à partir du 1er juillet. Dans la continuité de la mesure au nom ironique ”Bienvenue en France”, le tri social et raciste orchestré par le gouvernement se met en place pour mettre la jeunesse au pas. Ces révélations sont une nouvelle attaque pour la jeunesse et notamment les plus précaires. Sans cette aide, beaucoup seront dans l’obligation de rester au sein de foyer familial ou même de devoir arrêter leurs études, faute de moyens financiers. Pour d’autres, ces aides étaient un moyen de s’émanciper, voire d’échapper aux violences intra -familiales.
Ces attaques entrent dans un contexte plus large d’une dynamique de précarisation de la jeunesse. À chaque rentrée, c’est le même constat : des queues interminables pour les visites d’appartements pour espérer avoir un toit décent, des propriétaires voyous qui louent des logements hors-normes de sécurité et des étudiants forcés d'accepter des loyers indécents pour des logements insalubres . Dans une France à Macron où 1 étudiant sur 2 ne mange pas à sa faim, c’est également 1 étudiant sur 2 qui est en situation de mal logement. Pour beaucoup, les vagues de chaleur et la canicule de cet été n’ont fait que révéler la situation des logements étudiants, tout autant difficile en hiver. Pour certains, les logements ont pu monter entre 30°C et 40°C. Sans clim ni ventilateur, les jeunes ont du faire preuve de créativité : couverture de survie, craies blanches ou blanc de Meudon sur les fenêtres pour gagner quelques degrés.