Publié le Jeudi 1 octobre 2026 à 17h35.

Organisons-nous pour un monde libéré de toutes les oppressions !

Aujourd’hui, nous marchons pour la fermeture des abattoirs.

Parce que les corps d’animaux non-humainEs y sont transformés en objets, en aliments, cachant les regards, les bonheurs, et surtout les peines et les souffrances derrière la mort et les emballages,

Parce que les animaux sont soumis·es à une exploitation de leur corps comme marchandise, pour alimenter le capital des patrons de l’industrie agroalimentaire,

Parce que la classe dominante tire également ses profits des travailleur·ses exploité·es à cette tâche de mise à mort, que personne ne souhaite faire, et qui est donc reléguée aux personnes déjà en situation de surexploitation : immigré·es, sans-papiers, précarisé·es…

Parce que l’abattoir est le lieu où se croisent ces dominations, permises par le système capitaliste dans lequel nous vivons : si c’est un lieu de mort pour les animaux, c’est aussi une usine où les conditions de travail sont particulièrement aliénantes, usantes physiquement et sources d’extrêmes souffrances psychologiques,

Parce que nous venons de traverser un épisode de chaleurs exceptionnelles, et que l’élevage est responsable d’au moins 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre qui conduisent au dérèglement climatique, sans parler de la déforestation et de l’accaparement des ressources en eau, en surface, etc.

Le spécisme, organisé par la bourgeoisie, nous empêche de penser une écologie émancipatrice et populaire, ainsi qu’une société débarrassée de toutes les oppressions.

De nos luttes maintenant dépend le monde de demain !

Dans nos pays riches où notre alimentation et nos vêtements pourraient facilement ne pas nécessiter de produits d’origine animale, il est urgent de s’organiser collectivement, avec toutes les victimes du capitalisme, pour construire le rapport de force !

Nous proposons un plan de lutte répondant aux intérêts des travailleurEs et des animaux non-humainEs exploitéEs :

  • fermeture immédiate des abattoirs sous le contrôle des travailleur·ses,
  • reconversion sans perte de salaire,
  • interdiction des élevages industriels,
  • démantèlement de l’industrie de la viande et des produits laitiers,
  • engagement d’un plan de végétalisation de la production alimentaire,
  • reconnaissance juridique des sanctuaires et refuges,
  • création d’un service public des métiers du soin aux animaux.

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