Publié le Mardi 21 avril 2026 à 10h25.

Non à la criminalisation de la fête, vive la free party !

Ce jeudi 9 avril, les députés ont débattu sur le texte de loi de Laeticia Saint-Paul du groupe Horizons, visant à sanctionner à hauteur de 1500€ les participantEs aux free parties. Plus encore, la proposition de loi prévoit 6 mois de prison et 5000€ d’amendes pour les organisateurs. Un projet dangereux puisque criminalisant aussi les associations de RDR (Réduction des risques), pourtant essentielles au bon déroulement des fêtes. 

Après le projet de loi “RIPOST” de Laurent Nunez fin mars 2026, le bloc bourgeois macroniste prolonge et accentue son offensive sécuritaire et répressive sur la jeunesse. Sous couvert d’un rétablissement de la tranquillité et de l’ordre, c’est tout une partie des libertés, des pratiques culturelles alternatives et des espaces de solidarité collectifs qui est attaquée. 

C’est le même mécanisme qu’ils appliquent déjà auprès de la jeunesse des quartiers populaires, imposer des amendes exorbitantes et à répétition pour empêcher les jeunes de s’amuser mais aussi de construire leur avenir. 

Alors que l’accès à la culture est de plus en plus difficile, que les boîtes et les festivals coûtent de plus en plus cher,les free parties sont des espaces ouverts à tousTEs. Des espaces libres, gratuits, d’émancipation, pour une jeunesse de plus en plus précarisée et réprimée. Ce sont des lieux où la jeunesse peut remettre en cause un système qui l’exploite mais où elle peut aussi expérimenter l’autogestion, l’entraide et donc rentrer en confrontation avec le capitalisme.

Cependant, ce n’est pas la première offensive de la bourgeoisie réactionnaire, qui ne supporte pas que la jeunesse s’organise en dehors du système capitaliste. Cette année, c'est une nouvelle étape qui est encore franchie, le niveau de répression s’accentuant. 

Ces attaques s’inscrivent dans un mouvement plus large de répression du mouvement des free parties, ainsi l’Italie fasciste de Meloni a aussi fortement criminalisé les fêtes libres conduisant à des situations de clandestinité de plus en plus dangereuses, empêchant les secours d’intervenir et faisant courir des risques énormes aux participantsEs. 

Stop à la répression, stop à la criminalisation et vive la fête libre !