Publié le Mercredi 3 juin 2026 à 17h08.

Non à la répression syndicale ! Non au décret raciste !

Le jeudi 28 mai, lors d’une action visant à condamner le décret — raciste et de préférence nationale — généralisant une augmentation des frais d’inscription par 16 pour les étudiantEs étrangerEs, un personnel de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a brutalement attaqué notre camarade Antoine B.

Sans aucune provocation ni altercation, cet individu a projeté Antoine au sol, violemment sans aucune forme de sommation. Antoine B. a eu une dizaine de points de suture et la rotule foulée, ce qui a entraîné plus de 8 jours d’ITT. L’agression est d’autant plus incompréhensible que la délégation des étudiantEs et des personnels venait interpeller de manière pacifique un représentant du ministère, venu à une conférence sur les partenariats de Paris 1.

La présidence de Paris 1 a pourtant choisi l’escalade en publiant un communiqué justifiant l’intervention ultraviolente d’un de ses employés mais également en rejetant la faute sur Antoine B., en menaçant de porter plainte ainsi que d’engager des mesures disciplinaires. Visiblement, la présidence devait ignorer qu’une vidéo de l’agression montre sans équivoque la responsabilité de son agent.

Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce la répression qui frappe les personnels et les étudiantEs qui se mobilisent contre les politiques antisociales et racistes dans nos universités.

Nous dénonçons également l’attitude de la présidence de l’université qui consiste à justifier cette violence et son exercice par ses propres employés.

Nous continuerons de dénoncer le décret de Philippe Baptiste qui décide de faire le tri entre les étudiantEs pour rendre l’université moins inclusive, plus élitiste et onéreuse. Nous condamnons la préférence nationale à l’œuvre dans ce tri qui va cibler des étudiantEs venuEs majoritairement des anciennes colonies françaises.

Sous le prétexte inacceptable de rendre attractive l’université en la rendant plus chère, le gouvernement Macron prépare un enseignement supérieur à deux vitesses qui cible les personnes étrangères et racisées. Il normalise également la répression contre ceux qui la contestent.

Tout notre soutien à Antoine B. La solidarité n’est pas un crime. Non au décret raciste Baptiste !

Montreuil, le 3 juin 2026