Publié le Dimanche 19 juillet 2026 à 18h14.

Soutien à Ritchy Thibault face à la répression d’État !

Ritchy Thibault, porte-parole de PEPS (Pour une Écologie Populaire et Sociale), sort de 58 heures d’enfermement, d’abord en garde à vue puis au dépôt du tribunal judiciaire. Interpellé le 14 juillet dans le 8e arrondissement de Paris par un important dispositif répressif (1 compagnie d’intervention, 10 membres du renseignement et 5 membres de la police judiciaire), il a été la cible d’un acharnement policier inacceptable (géolocalisation, surveillance et perquisition de son domicile, saisie et mise sous scellés de ses affaires, téléphone portable fouillé).

Après avoir été auditionné à deux reprises et subi une expertise psychiatrique, le couperet est tombé : un sixième procès est fixé au 8 septembre. Ce renvoi est assorti d’un contrôle judiciaire absurde, lui interdisant de manifester et d’entrer en contact avec les prétendues victimes, à savoir l’ensemble des agents de la Préfecture de police de Paris.

À travers l’intimidation et la répression de Ritchy Thibault, c’est nous toutes et tous qui sommes viséEs. Quelques jours après l’adoption de la loi Ripost et de la loi « Permis de tuer », accordant la présomption de légitime défense aux forces de l’ordre usant de leurs armes, ce contexte général de restrictions des libertés publiques et de répression contre les organisations et leurs militantEs est extrêmement inquiétant et réclame notre mobilisation totale et solidaire. En s’en prenant à une voix combative de l’écologie populaire, l’État français, illustre une fois de plus sa complaisance vis-à-vis des forces les plus réactionnaires et fascisantes de notre société.

Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce avec force cette criminalisation de l’engagement politique et écologiste. Nous exigeons la relaxe de notre camarade poursuivi pour des faits qui ne justifient en rien un tel arsenal répressif et nous nous tenons à ses côtés dans son combat.

Nous réitérons notre solidarité envers Ritchy, qui a courageusement annoncé son refus de se plier à ce contrôle judiciaire indigne, ainsi qu’à toutes les personnes réprimées pour leurs combats politiques. Face au danger qui s’approche à toute vitesse, nous insistons sur la nécessité d’une réponse unitaire. Comme le rappelle notre camarade, nous sommes tous visés. Faisons bloc !

Montreuil, le 19 juillet 2026