Publié le Mercredi 8 mai 2024 à 13h55.

Halte à l’attaque contre Rafah, halte au génocide en Palestine !

L’attaque de Rafah par Israël a commencé. Celui-ci a déjà déplacé 100 000 Palestinien·nes a interdit l’accès à l’ONU et aux organisations humanitaires et a commencé à bombarder la ville. Une entrée des troupes israéliennes dans Rafah « porterait atteinte à la seule maternité entièrement fonctionnelle dans la bande de Gaza » et pourrait ainsi affecter « environ 50 000 femmes enceintes » d’après l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. 

C’est un massacre à grande échelle qui se prépare à Rafah, cette petite ville où se sont réfugiées 1,5 million de personnes dans des conditions effroyables. Le secrétaire général de l’ONU a déclaré : « Une invasion terrestre de Rafah serait intolérable en raison de ses conséquences humanitaires dévastatrices et de son impact déstabilisateur dans la région ».

Une guerre d’éradication contre les Palestinien.es

Depuis plusieurs jours, les médias nous parlent de discussions en cours entre l’Autorité palestinienne, le Hamas et Israël, prétendant en particulier que les représentants du Hamas auraient refusé telle ou telle mesure. 

En réalité, Netanyahou veut continuer la guerre et projette cette attaque contre Rafah depuis plusieurs semaines. Le but de son gouvernement est d’éradiquer toute présence palestinienne dans la bande de Gaza et, à plus long terme, d’en finir avec les Palestinien·nes pour réaliser le « grand Israël » dont rêve ce gouvernement d’extrême droite.

Macron complice !

Il y a déjà eu près de 40 000 mort·es, dont environ 15 000 enfants, sans compter les dizaines de milliers de disparu·es. Les maladies se répandent à grande vitesse, notamment chez les enfants.

Il est probable que les États-Unis aient autorisé Israël à attaquer Rafah, en échange de la promesse de ne pas attaquer le Liban et l’Iran. La France et les autres grandes puissances occidentales sont complices de la politique d’Israël, ne faisant rien pour arrêter le massacre en cours et, pire, en réprimant les mobilisations de solidarité : interdictions de réunions publiques, convocations à la police pour « apologie du terrorisme » de plusieurs centaines de personnes (y compris des personnalités politiques de premier plan), condamnation à un an de prison avec sursis d’un responsable local de la CGT dans le Nord…

Notre lutte représente l’espoir

Contre le génocide du peuple palestinien, des voix heureusement s’expriment, notamment celles des étudiant·es des États-Unis, de France et d’autres pays. Les occupations d’universités nous montrent le chemin : il est possible d’agir, de construire un rapport de forces.

Le mercredi 15 mai, partout en France, manifestons pour commémorer la Nakba qui a privé les Palestinien·nes de leur terre. Le samedi 18 mai, manifestons dans toutes les villes, et soutenons la manifestation européenne qui aura lieu à Bruxelles, le dimanche 19 mai. Sur tout le territoire, construisons des collectifs de soutien au peuple palestinien, organisons des manifestations, le boycott des produits israéliens. 

Nous pouvons arrêter Israël, l’État d’apartheid, et ses soutiens, les grandes puissances occidentales. Nous pouvons défendre le projet d’une Palestine libre, avec l’égalité des droits pour toutes et tous et le droit au retour des réfugié·es sur leur terre. Face au massacre en cours, il y a urgence !

Le mardi 7 mai 2024

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