Les palestinienNEs sont soumisEs à une pression génocidaire prolongée et aux intérêts trumpistes et israéliens. Le nettoyage ethnique se poursuit par destruction du secteur humanitaire et un « Conseil de la Paix » colonial. En France, la proposition de loi Yadan vise à criminaliser les militantEs pro-palestiniens.
Déguiser le génocide en « Conseil de la Paix »
Le plan Trump pour la gouvernance coloniale de Gaza se poursuit avec une « seconde phase » du prétendu cessez-le-feu. Elle n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle des GazaouiEs et un démantèlement de la résistance. Le « Conseil de la Paix » censé administrer Gaza comprend des personnalités au lourd passé colonial comme Tony Blair… mais aucunE palestinienNE. L’objectif de ce grossier maquillage diplomatique est clair : répondre aux objectifs israéliens en annihilant toutes les capacités organisationnelles et défensives du peuple opprimé, contraint de vivre dans des réserves coloniales.
Détruire les structures humanitaires
L’État colonial israélien finit d’achever les dernières structures humanitaires onusiennes. Ces acteurs-clés voient leurs employéEs être criminaliséEs et leur bâtiments anéantis. Le siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est, déjà partiellement démoli, a ainsi été incendié dimanche 25 janvier. 36 ONG ont été interdites dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes s’acharnent à détruire les structures de l’aide humanitaire pour la privatiser, la militariser et la subordonner à leurs intérêts. L’interdiction des journalistes étrangers permet de poursuivre l’effacement à l’abri des regards extérieurs.
La loi Yadan veut nous faire taire
À l’heure où les palestinienNEs subissent une destruction co-organisée de leurs corps, de leurs institutions et de leur capacité d’autodétermination, les voix des militantEs s’élèvent. Mais notre gouvernement veut les criminaliser. La Loi Yadan organise la criminalisation des combats antisionistes sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Nous devons poursuivre la mobilisation pour son rejet définitif.
Face à l’aggravation du génocide et aux processus visant à définitivement nous faire taire, haussons le ton. Amplifions nos voix et celles de nos camarades palestinienNEs, organisons-nous contre la censure, massifions le mouvement anticolonial contre les impérialismes, pour une Palestine libre.
Montreuil, le 27 janvier 2026
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