Publié le Lundi 7 septembre 2026 à 14h51.

Encore une année de précarité, de sélection et de répression !

Cette année 2026, nous faisons encore une fois face à des rentrées qui ressemblent aux précédentes : augmentation des frais d’inscription, des loyers, inflation et sélection.  

Cet été, alors que les jeunes faisaient face aux canicules et aux chaleurs extrêmes,  de nouvelles attaques se sont préparées pour réduire les dépenses de l’Etat sur le dos de la jeunesse. Selon le rapport “Revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales” révélés au mois d'août, ce serait 200 000 étudiantEs qui se verraient sans aides pour leur logement et 150 000 qui verrait cette dernière diminuer drastiquement. Ce projet a déjà été mis en place dès le 1er juillet pour les jeunes hors UE étudiant en France. Pour beaucoup, cette mesure a signé la fin de leurs études, en plus de l’augmentation des frais d’inscription avec la mesure antisociale et raciste “Bienvenue en France”. Le gouvernement réfléchit à généraliser les frais d’inscription pour l’ensemble des étudiantEs. Plus largement, entre le loyer, les courses, et les dépenses de la vie :  c’est 888€ de dépenses de plus cette année pour les étudiantEs alors que 1 étudiantE sur 2 ne mange pas à sa faim et 1 étudiantE sur 2 est en situation de mal logement . 

En cette rentrée également, le gouvernement a organisé son tri social et raciste annuel en privant des centaines d’étudiantEs de pouvoir étudier à la fac, avec le rouleau compresseur Parcoursup. Malgré une augmentation des candidatEs chaque année ( 1 046 000 de candidatEs), le nombre de places, lui, n’évolue pas, plongeant des centaines de milliers d’étudiantEs dans l’attente et l’angoisse. Pour Mon master, même chose :  alors que la plateforme comptait 270 000 candidatEs cette année, en parallèle ce sont 13% de places en moins proposées. Aujourd’hui, plus le droit à l’erreur, à la réorientation et à la découverte : ces algorithmes sont de réels révélateurs des inégalités et de reproduction de l’idéologie dominante, les jeunes précaires, non blanc, étant ceux qui seront les plus désanvatagés sur ces plateformes. 

En imposant l’austérité budgétaire aux universités et en maintenant les étudiantEs dans cette situation de précarité, le macronisme anéantit toutes les possibilités d’émancipation de la jeunesse pour la mettre au pas le plus tôt possible, à l’image du rôle de plus en plus important de l’armée dans nos écoles. Classes défense, dispositifs des cadets, forum des métiers ou bien encore semaines d’intégration dans des régiments de l’armée, la jeunesse est bâillonnée à tout prix pour servir les puissances impérialistes et ne jamais remettre en cause l’ordre social établi. Et si ce dernier est contesté, nous faisons face à la répression : contrôle d’identité à l’entrée, commissions disciplinaires pour nos soutiens à la Palestine, voir l’envoi des flics lors des blocages ou des rassemblements. 

Pour en finir avec ce système : 

- une fac gratuite et accessible à tousTES

- un financement de l’enseignement à la hauteur des besoins, tout en mettant un frein à la privatisation 

- des investissements massifs pour en finir avec le mal logement 

- un salaire étudiant, pour mettre fin à la précarité et donner à tousTES les moyens d’étudier 

- la fin des mesures de militarisation de la jeunesse

Organisons nous collectivement pour mettre fin à la répression et pour en finir avec ce système capitaliste !