Cette rentrée, comme les précédentes, ne ressemble en rien à une promesse d’un avenir meilleur pour la jeunesse
Cet été en plus d’avoir à surmonter aux feux, à plusieurs canicules et à la sécheresse, la jeunesse a fait face à toutes les attaques possibles du gouvernement en matière de sécurité. Couvre-feux imposés aux mineur.es pendant la coupe du monde dans plusieurs villes, occupation policière dans les quartiers populaires, course poursuite au bord du canal st martin : la jeunesse, et notamment celle des quartiers populaires, est traitée comme une menace à surveiller, contrôler, bâillonner. Ces attaques ne sont pas des hasards, ni des lois de circonstances. Ce sont des choix politiques faits par les gouvernements et le patronat pour répondre à la crise qu’ils ont eux même causé. La loi permis de tuer adoptée en première lecture le 7 juillet met, elle, en place une présomption automatique de légitime défense pour les policiers. Cette loi permet aux policiers de poursuivre le harcèlement des jeunes racisés, en toute impunité, sans craindre de conséquence. Le 7 août dernier à Toulouse, Anis, 17 ans, est mort après une course poursuite. Anis n’est ni le premier ni, si rien ne change, le dernier jeune à être tué dans ce climat d’impunité policière que les gouvernements construisent.
L’Etat qui arme sa police est le même qui arme et soutien diplomatiquement Israël face au génocide à Gaza et la colonisation en Cisjordanie. Complicité économique et militaire d’abord avec la vente d’armes, accord de coopération et multinationales qui continuent à s’installer en Israël pendant que ce dernier rase Gaza. Complicité policière ensuite quand ce même Etat a décidé, de réprimer les voies qui se lèvent contre le génocide à gaza, et notamment les jeunes qui pointent cette complicité au travers des partenariats universitaires que nos facs continuent d’entretenir avec l’entité génocidaire. Manifestations interdites, violences policières, procès et garde à vue pour “apologies du terrorisme”, la jeunesse est la plaque sensible de la révolte anti-impérialiste et l’Etat le sait. En instituant des classes défenses, des semaines d’intégration dans l’armée, l’Etat cherche à bâillonner la jeunesse pour servir les puissances impérialistes et ne pas remettre en question l’ordre capitaliste.
Dans un système capitaliste en crise, la répression, les mesures racistes et antisociales pavent la voie à l’extrême droite. A quelques mois des élections présidentielles, le Rassemblement national aura sa tribune dans les médias mais aussi dans nos écoles et nos quartiers avec leur organisation de jeunesse qui vont multiplier les provocations et les violences racistes, sexistes et LGBTIphobes.
Face à ce constat, il est plus que nécessaire de construire un front large antifasciste dans nos universités et dans la rue, avec l’ensemble des organisations de jeunesse de gauche. Seule notre mobilisation fera reculer l’extrême droite. Les Jeunesses Anticapitalistes seront présentes dans les manifestations, les rassemblements, les assemblées générales et les comités antifasciste pour s’organiser face à l'extrême droite et toutes les mesures antisociales et raciste que nous promet ce système !