Publié le Mardi 9 juin 2026 à 17h10.

Marche des fiertés : contre l'offensive réactionnaire, lutter, résister

À travers la planète, les attaques contre les personnes LGBTI+ s’intensifient. Aux Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir de Trump a accéléré la dynamique anti-trans et réactionnaire, en Inde, le gouvernement s'attaque au droit à l'auto-détermination des personnes trans. En Russie, le mouvement LGBTI+ est criminalisé, au Royaume-Uni les droits trans reculent après une campagne réactionnaire de plusieurs années financée par des milliardaires. Nous pensons aussi et évidemment aux LGBTI+ en Palestine qui meurent sous les bombes israéliennes. 

La France n’est pas épargnée. Les guets-apens et agressions homophobes et transphobes persistent. Les discours de haine ont libre antenne dans les médias. Bolloré et Stérin attaquent l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour touTEs est loin d’être garanti dans les faits, rendu difficile par l'absence de moyens et les coupes budgétaires successives dans le secteur de la santé. 

Les proches de La Manif pour Tous sont au gouvernement. Ils ont voté contre le mariage pour touTEs, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, et en réalité pour des raisons racistes, ils cherchent à restreindre l'accès au changement de prénom via la loi Rodwell.

Et l’extrême droite, grâce à la complaisance des médias et de la Macronie, a le vent en poupe et donne le tempo dans tout le champ politique. L’extrême droite est raciste, patriarcale, lgbti-phobe. L’extrême droite tue. Et elle pourrait bien arriver au pouvoir en 2027. Face au danger réactionnaire nous avons besoin de l'unité la plus large de notre camp social, car c’est par l’unité que nous pouvons gagner

Cette unité doit être l’occasion d’aller gagner de nouveaux droits sans nous contenter de répondre aux attaques des réactionnaires. Toutes et tous ensemble, militantEs des associations et collectifs, des partis, des syndicats, nous pouvons passer à l’offensive. Nous devons le faire sans rien attendre des grands groupes capitalistes qui se découvrent à chaque mois de juin et de juillet un intérêt pour l’inclusivité... Mais nous ne sommes pas dupes ! Certains ne font même plus semblant et ont arrêté les arcs-en-ciel depuis la victoire de Trump, ce qui montre bien leur hypocrisie. Car c’est le capitalisme qui est responsable de notre oppression. La grande majorité des LGBTI fait partie de la classe ouvrière, c’est cette classe que le capitalisme exploite pour son propre profit. C’est aussi parce que le capitalisme a besoin de la famille hétéro pour sa survie que la division de genre et l’hétérosexualité comme normes indépassables existent. Nous devons nous mobiliser pour construire un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite, dégager le gouvernement et qui pose les bases d’une rupture avec le système capitaliste. Résister et contre-attaquer ! Il y a urgence !

Nos revendications

La PMA pour tou·te·s : ouverte aux personnes trans, gratuite (sans passage devant un notaire), libre (autorisation de la ROPA) et accessible (des moyens pour l’hôpital public pour accueillir les dons et les demandes)

Le retour en arrière sur la mesure budgétaire ayant instauré depuis le 1er mars 2026 des frais de 50€ pour saisir le tribunal judiciaire, et donc pour faire une demande de changement d'état civil. 

L’accès au changement d’état civil sur simple demande, gratuitement, sans passage devant un psy ou un juge, comme c'est le cas en Irlande, en Espagne, en Allemagne ou en Suède. Et à terme, la suppression de la mention de sexe sur les documents d'identité et le remboursement intégral des parcours de transition par la sécurité sociale. 

La fin des mutilations et des traitements forcés sur les personnes intersexes et leur droit à l’autodétermination

Une politique de dépistage massive contre le VIH et la levée des brevets pharmaceutiques

L’abolition de toutes les lois criminalisant les travailleurSEs du sexe

Des moyens financiers contre les LGBTIphobies et la formation de touTEs tout au long de la vie, à l’école comme au travail

La fin des politiques libérales qui détruisent nos services publics et notre système de protection sociale

La régularisation de touTEs les sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d’installation

Un revenu minimum de 2000€ pour touTEs

Un soutien public aux lieux communautaires LGBTI (bars, librairies, ...) qui sont menacés

 

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