Incendies et canicule d’un côté, lois liberticides et montée des idées fascisantes de l’autre, les solutions ne pourront venir que de nous, contre ceux qui mettent la planète à feu et à sang.
Incendies, canicule : la planète brûle
À peine début juillet, les incendies sont déjà inhabituellement nombreux. Plus de 10 000 personnes ont été évacuées dans les Pyrénées-Orientales, un site de stockage de déchets a été touché dans le Gard, et les pompiers s’inquiètent d’une saison longue et intense. La canicule précoce aggrave la sécheresse, des massifs forestiers sont interdits d’accès, la faune et la flore sont menacées. Alors qu’un rapport parlementaire pointait déjà, l’an dernier, la vétusté de la flotte de Canadair, les moyens humains et matériels restent largement insuffisants.
Non au permis de tuer pour la police
La France est l’un des pays européens où la police tue le plus : 49 victimes en 2025 et 22 déjà en 2026, les personnes racisées étant les premières visées. Une proposition de loi examinée à l’Assemblée nationale le 7 juillet prévoit de considérer comme légaux a priori tous les tirs de la police et de la gendarmerie. Alors qu’il était déjà quasi impossible de faire condamner des policiers, ce serait désormais aux plaignantEs, et non plus à l’État, d’apporter les preuves. Ce permis de tuer provoquera une augmentation du nombre de tirs en renforçant le sentiment d'impunité. Les cibles seront les jeunes des quartiers populaires d’abord, les manifestantEs écolos et les mouvements sociaux ensuite.
Regrouper notre camp social
Il faut regrouper toutes les forces sociales et politiques dans un front large antifasciste. Son premier objectif doit être la mobilisation contre cette loi qui délivre un permis de tuer à la police. Imaginons l’usage que pourrait en faire le RN s’il remportait l’élection présidentielle…
Face à l’urgence sociale et écologique, il faut imposer des mesures de rupture avec la loi du profit et s’affronter aux classes dominantes, qui veulent rentabiliser jusqu’à la santé ou la lutte contre les incendies. Notre camp social doit se rassembler autour d’un tel programme : c’est ce dont nous voulons discuter avec la France insoumise et toutes les forces qui se reconnaissent dans ce combat, en vue des prochaines élections.
Il y a urgence sur tous les fronts et c’est pour cela que le NPA-l’Anticapitaliste est engagé pour construire l’unité des exploitéEs et des oppriméEs face à ceux qui détruisent la planète et nos vies.
Montreuil, le 7 juillet 2026