Publié le Samedi 3 octobre 2026 à 14h51.

Budgets 2027 : sabrer nos droits pour préserver les profits 

Le projet de budget de l’État (PLF) et de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) présentés jeudi 1er octobre en Conseil des ministres prévoient 43 milliards d’euros d’austérité supplémentaires, portant à 54 milliards les réductions de dépenses publiques imposées en 2027 en tenant compte des mesures déjà engagées. Derrière le discours de « l’effort partagé », le gouvernement Lecornu poursuit la politique du président des riches : faire payer la crise aux classes populaires pour préserver les profits.

Hormis la bourgeoisie, personne n’est épargné : désindexation des pensions dès 1 260 euros, gel des APL, de la prime d’activité et de prestations familiales, nouveaux déremboursements, attaques contre les accidentéEs du travail, hôpitaux au régime sec. Les budgets de l’éducation, des collectivités et de la lutte climatique sont rabotés.

Pendant ce temps, les 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises, niches fiscales et exonérations de cotisations sont pour l’essentiel maintenus. Et 6,4 milliards supplémentaires vont aux dépenses militaires. La dette publique et le déficit de la « Sécu » ne viennent pas de dépenses sociales excessives, mais de recettes sacrifiées pour le patronat.

Rien qu’au deuxième trimestre 2026, les grandes entreprises françaises ont versé 61 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, tandis que le pouvoir d’achat recule pour la deuxième année consécutive.

Pour que l’argent public serve les besoins de la population plutôt que les actionnaires, les affrontements parlementaires ne suffiront pas. En 2025, les 44 milliards de coupes du budget Bayrou avait provoqué la mobilisation Bloquons tout et la journée de grève du 18 septembre. Aujourd’hui, la jeunesse mobilisée pour les moyens d’étudier et un avenir sans précarité ouvre une brèche : élargissons-la par une mobilisation d’ensemble, dans la rue et par la grève, dès le 6 octobre !

Montreuil, le 3 octobre 2026