Publié le Mercredi 24 juin 2026 à 18h28.

Justice pour les victimes de l’agent orange et du chlordécone !

Cette semaine, la justice française examine deux cas emblématiques du colonialisme chimique des États et des multinationales : le crime de l’agent orange au Vietnam et le scandale du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Le capitalisme agrochimique continue d’empoisonner les populations, et notamment les ouvrierEs agricoles, en toute impunité.

Le 16 juin a eu lieu l’audience du procès en cassation de Tran To Nga contre les firmes ayant produit ou commercialisé l’agent orange. Pour rappel, intenté depuis 2014, le procès en première instance au Tribunal d’Évry en 2021 s’est soldé par un rejet de la plainte, confirmé par la Cour d’appel de Paris en 2024. Ce pourvoi en cassation constitue la dernière chance pour Tran To Nga de faire condamner Monsanto, Dow Chemical et Cie, et de rendre justice aux 3 millions de victimes du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Le verdict sera rendu le 16 septembre prochain.

Le 22 juin, la Cour d’appel de Paris a confirmé sa décision sur l’appel formé contre l’ordonnance de non-lieu du 2 janvier 2023 dans l’affaire pénale dite de la « pollution au chlordécone », ouverte notamment pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substances nuisibles. Après plus de quinze ans d’instruction, la confirmation de ce non-lieu est un véritable déni de justice pour les populations de Guadeloupe et de Martinique. Alors que l’empoisonnement des terres, des eaux, de l’alimentation et des corps est documenté, aucune responsabilité pénale n’a, à ce jour, été reconnue. L’extension récente de la Charte sociale européenne aux outre-mer oblige désormais l’État français à assumer juridiquement ce scandale sanitaire, environnemental et colonial.

Le NPA-l’Anticapitaliste soutient Tran To Nga dans sa lutte pour les victimes de l’agent orange et dénonce l’impunité des multinationales de l’agrochimie.

Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce le rôle colonial de l’État français dans le scandale du chlordécone et soutient les associations plaignantes face à la soi-disant « prescription », qui ne doit pas protéger les empoisonneurs.

Le NPA-l’Anticapitaliste exige justice et réparations pour les victimes de l’agent orange et du chlordécone, ainsi que pour toutes les victimes du colonialisme chimique.

Montreuil, le 24 juin 2026