Publié le Mercredi 7 octobre 2026 à 18h48.

Le 8 octobre et après, toujours plus de raisons de se mobiliser 

 

Vite, mobilisons-nous pour tout changer ! Nous étions 450 000 dans la rue ce mardi 6 octobre, à l’appel des organisations de jeunesse et des syndicats. Après plusieurs jours de mobilisation dans les lycées, les facs et les collèges ont rejoint le mouvement. 

Les lycéenNEs visent le bac, la BAC vise la tête

Cette révolte est inédite par son ampleur, sa nature politique et la répression qu’elle subit. Partie des quartiers populaires, elle est devenue un mouvement d’ensemble de la jeunesse. En réclamant moyens et égalité, les lycéenNEs raciséEs exprimaient aussi leur volonté de reprendre collectivement du pouvoir sur leur vie, face au tri scolaire et aux discriminations. C’est d’abord cette jeunesse, déjà confrontée au racisme policier, qui est frappée par la répression. Avant le 6 octobre, le ministère de la Justice recensait déjà 5 060 gardes à vue, dont 4 406 mineurEs. Le pouvoir veut terroriser une génération.

Nuñez a annoncé l’arrêt de l’utilisation des grenades assourdissantes : mais ce n’est pas suffisant, surtout après n’avoir donné « aucune consigne de retenue » aux forces de l’ordre. L’indignation a déjà gagné le reste de la population qui refuse de voir ses enfants être mutilés. Il faut maintenant que cette indignation devienne une force de mobilisation.

Portrait d’une jeunesse en feu

Refusons le partage entre un mouvement « légitime » et des « débordements » qui lui seraient extérieurs : il reproduit des hiérarchies racistes et de classe. La lutte de cette jeunesse pour son avenir, et le refus de laisser une génération se faire massacrer par la police, sont au cœur du combat contre la fascisation : l’omniprésence des slogans antifascistes dans les cortèges témoigne de sa lucidité. 

L’appel intersyndical au 5 novembre n’est pas à la hauteur : la mobilisation massive du 6 appelle des suites immédiates. La question clé pour le monde du travail est celle de rejoindre, par la grève, le mouvement lycéen. Comme l'ont fait les personnels d’éducation et les militantEs syndicalistes a partir du 6 octobre en solidarité avec les jeunes et pour leurs revendications. 

Le 8 octobre, dans la rue avec les jeunes, pour leur avenir, pour notre avenir. 

Soyons chaque jour au plus près des lycéenNEs pour soutenir leur organisation et nous interposer face à la répression. Organisons aussi des mobilisations rassembleuses hors du temps de travail, en faisant du 17 octobre un point d’appui pour unir exigences sociales et combat antiraciste. Mais n’attendons pas le 17 : cette révolte peut changer le rapport de forces, à nous toustes de l’étendre dès maintenant. 

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