Ce matin, le Venezuela a été frappé par plusieurs bombardements étasuniens. Les frappes – menées à l’aube, visant des bases militaires, mais aussi des zones civiles – ne laissent aucun doute sur la nature de l’opération. Il s’agit d’une agression impérialiste ouverte et assumée, dont l’objectif est d’imposer un changement de régime par la violence et d’exercer un contrôle direct sur le pays, alors que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole de la planète.
Sur son réseau social, Donald Trump se félicite que le président Nicolás Maduro et sa compagne Cilia Flores aient été « capturés puis exfiltrés » de force hors du pays par l’armée des États-Unis au « cours d’une opération militaire de grande envergure ». Après des années de sanctions illégales et de multiples tentatives de déstabilisation, après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains.
Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine.
Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute agression militaire et la fin des sanctions criminelles contre le Venezuela, le retrait des troupes étasuniennes des Caraïbes, la fin de toutes les stratégies interventionnistes de Donald Trump dans la région (militaires, économiques ou électorales).
Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile.
Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien !
Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à rejoindre le rassemblement de 18 heures ce samedi 3 janvier place de la République à Paris et partout en France en soutien au peuple vénézuélien.
Montreuil, le 3 janvier 2026