Publié le Lundi 5 octobre 2026 à 16h45.

Les lycées ont craqué. Soutien à la mobilisation lycéenne

Manque de personnels, classes surchargées et locaux pourris

Le manque de personnels dans les établissements scolaires est criant. À la rentrée 2026, il manquait au moins un enseignant dans plus de la moitié des collèges et des lycées.

Alors que la baisse démographique (-340.000 en deux ans) laisserait espérer de diminuer le nombre de jeunes par classe, le ministre de l’Éducation nationale propose la suppression de 1600 postes dans l’éducation pour l’année prochaine, pour maintenir les classes surchargées. Cela fait partie des conséquences concrètes de la réforme Blanquer du bac (alors que Geffray était DGSco), de même que les emplois du temps surchargés de 8h à 18h et la pression constante par les contrôles et parcourSup.

Enfin, le mois de septembre 2026 est un des plus chaud depuis 1900, dans le prolongement de la vague caniculaire depuis mai dernier. Le bâti scolaire est vétuste et inadapté aux changements climatiques que les capitalistes ont provoqués.

 

Un mouvement social d’une ampleur inégalée

La mobilisation des lycéens, partie de la petite couronne parisienne, s’est étendu dans des proportions jamais vue : dans toutes les villes, les lycéenNEs refusent de rentrer dans le rang.

Face à cela, le gouvernement ne répond que par la répression : tirs de flashball, de lacrymo, de grenades, surtout quand il s’agit de réprimer des non-blancHEs. Le jeudi 29 septembre, on comptait plus de 1900 interpellations (dont 90% de mineurs), soit plus qu’au pic du mouvement des Gilets Jaunes en 2018.

Fait nouveau : le gouvernement organise le lock-out des lycées mobilisés, voulant obliger les profs à faire des cours en distanciel pour casser la mobilisation. Vendredi 30 septembre, près de 400 lycées ont été fermés administrativement (20% des lycées publics) et la police a quand même réussi à interpeller plus de 1700 jeunes.

 

La révolte est légitime !

Nous voulons contribuer à créer un mouvement massif et auto-organisé pour les jeunes et aussi pour l’ensemble des personnels. Nous partageons les mêmes revendications :

Embauches massives de personnels (profs, AESH, infirmière…).

Contre les classes surchargées, nous exigeons 24 élèves maximum.

Contre le 8h-18h : il faut en finir avec la réforme Blanquer du bac.

Il faut un plan de (re)construction des établissements scolaires pour s’adapter aux changements climatiques.

En finir avec ParcourSup et le tri social et racial organisé par l’institution scolaire.

 

Nous appelons toutes et tous à nous à rejoindre les mobilisations lycéennes, à se mettre en grève et aller en manif, ainsi qu’à dénoncer les violences policières mardi 6 octobre et dans les jours qui suivent

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