Publié le Jeudi 1 octobre 2026 à 13h55.

Nuñez, Geffray, démission ! Ce sont eux, les casseurs.

Les lycéenNEs se mobilisent, le gouvernement réprime. La situation dans l’Éducation nationale se dégrade depuis des années. Les gouvernements successifs et les différents ministres, Blanquer en tête, ont accéléré la casse. Le manque de moyens est de plus en plus insupportable. Quand il n’y a pas assez de chaises, que les plafonds s’effondrent, qu’il y a des rats et pas assez d’enseignantEs ni de personnels, on touche le fond. Et les lycéenNEs, qui subissent en plus la pression de la sélection et de Parcoursup, le savent bien. C’est pour cela qu’ils et elles se mobilisent et bloquent leur lycée : pour exiger des conditions d’éducation dignes !

Un gouvernement qui répond par la répression

Sans surprise, le gouvernement refuse de comprendre. Du côté de Geffray et du ministère de l’Éducation nationale, la seule réponse a été d’ouvrir une plateforme de concertation, avant de laisser le rôle central à Nuñez, son collègue de l’Intérieur, qui n’a eu d’autre réponse que d’envoyer la police pour réprimer les lycéenNEs mobiliséEs. Il s’était déjà fait la main lors du dernier mouvement sur les retraites quand il était préfet de Paris !

Plusieurs tirs de grenades lacrymogènes et de LBD à la tête, des gaz, des passages à tabac, des centaines de gardes à vue : ce niveau de violence glaçant contre des enfants et des adolescentEs ne doit pas rester impuni. Un enfant a eu la bouche défoncée, un autre un œil crevé : jusqu’où cela ira-t-il ?

Heureusement, la répression n’a pas intimidé les lycéenNEs, qui poursuivent et amplifient même leur mouvement, soutenuEs par des éluEs, des membres du personnel et des parents d’élèves qui s’organisent pour les défendre. Aujourd’hui encore, des centaines de lycées sont bloqués et le mouvement s’enracine et s'étend déjà à certaines universités.

Tous ensemble en soutien aux lycéenNEs

Des appels à développer le mouvement chez les étudiantEs se multiplient.

Nous apportons tout notre soutien au mouvement, que nos jeunes camarades construisent. Nous appelons l’ensemble des forces sociales et politiques à soutenir ensemble la mobilisation lycéenne et à se retrouver très rapidement dans la rue contre la répression et les violences policières. Une date intersyndicale est d’ailleurs avancée pour le 6 octobre et la mobilisation doit être massive ! Car nous considérons comme légitimes tant leurs revendications que leurs actions. Ce qui est illégitime, c’est la réponse brutale de ce gouvernement.

Le projet de budget de Lecornu annonce une poursuite de la casse des services publics, dont celui de l’Éducation nationale. Il vient même d’annoncer l’instauration, pour certaines filières gratuites jusque-là (BTS, classes prépas…), de frais d’inscription, ainsi que la baisse du nombre de fonctionnaires et le gel des APL… C’est une véritable provocation. 

Nuñez et Geffray doivent donc partir, et avec eux le reste du gouvernement, tout aussi responsable de la casse sociale et de la répression.

Montreuil, le 1er octobre 2026