Publié le Mercredi 28 janvier 2026 à 17h39.

Solidarité avec les Kurdes de Syrie

Les Kurdes de Syrie sont à nouveau sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est urgente.

Vers une Syrie centralisée et unifiée

Après la chute d’Assad, l’Armée nationale syrienne et l’armée turque ont attaqué Kobané et Manbîj, au Rojava. Un an plus tard, Kobané est de nouveau assiégée. Alep a été le théâtre de nouvelles batailles pour reprendre les quartiers kurdes et forcer les Forces démocratiques syriennes à quitter la ville. Des massacres ont été commis.

Le pouvoir à Damas veut rétablir une Syrie centralisée et unifiée, en jouant des divisions ethniques et religieuses, et en attisant les tensions contre les Druzes, les Alaouites ou les Yézidis. La Turquie joue un rôle central. Ses drones appuient les troupes syriennes, ses bombardements frappent le Rojava, et Erdogan veut en finir avec l’expérience autonome kurde.

Le Rojava, un contre-modèle émancipateur 

Le Rojava incarne un contre-modèle face aux politiques coloniales et impérialistes du Levant : autodétermination des peuples, confédéralisme démocratique, féminisme, écologie. Mais il s’est heurté à l’impérialisme régional et international. Les États-Unis ont utilisé les Kurdes contre Daech, puis les ont abandonnés. La France et l’UE parlent de droits humains mais refusent de reconnaître l’Administration autonome du Nord-Est syrien et financent la reconstruction pendant que la guerre continue.

Le président syrien Al Sharaa, ancien commandant djihadiste d’AlQaida puis de l’Etat islamique, aujourd’hui en costard-cravate, promet la reconnaissance de la langue kurde et des droits civiques, mais exige l’intégration des forces kurdes dans l’armée syrienne, avec le soutien de Washington. Le cessez-le-feu est fragile, les tensions restent vives, et la population kurde reste menacée.

Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination

Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination, le droit de se défendre, le droit de décider de son avenir.

En Europe, la solidarité s’organise : manifestations, rassemblements, actions de désobéissance civile, caravane RiseUp4Rojava, collectes pour l’AANES et Roja Sor. Amplifions cette solidarité !

Nous continuerons de soutenir les revendications nationales kurdes, l’autodétermination des peuples et les résistances populaires. Nous nous opposons aux impérialismes qui convergent contre les peuples.

Bîjî Berxwedana Rojava ! Vive la résistance du Rojava !

 

Montreuil, le 27 janvier 2026

 

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