Depuis plusieurs jours, des lycéenNEs de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de toute la France se mobilisent et bloquent leurs lycées pour protester contre leurs conditions d’études indignes et le manque de moyens dans leurs établissements.
Le pouvoir n'a répondu à la colère de la jeunesse que par de très nombreuses violences policières : passages à tabac, tacles, lacrymos, déblocages brutaux et gardes à vue. La brutalité de ces violences n’est évidemment pas sans lien avec le fait que c’est en grande partie la jeunesse non blanche des quartiers populaires qui se mobilise.
Ce matin, les lycéenNEs du lycée professionnel Château d’Épluches, à Saint-Ouen-l’Aumône, ont organisé un rassemblement devant leur établissement et ont fait face à un niveau de violence et de répression policière inédit. Une vidéo montre qu’un policier a tiré une grenade lacrymogène dans la mâchoire d’un lycéen, à moins de trois mètres : un tir présentant un risque mortel. Le jeune a dû être évacué aux urgences et nous n’avons actuellement pas d’information sur son état. Mais les policiers ne se sont pas arrêtés là : ils ont ensuite empêché une évacuation sereine des lycéenNEs, encore sous le choc de l’agression, et ont même placé un autre lycéen en garde à vue.
Notre solidarité et nos pensées vont au jeune lycéen qui a été violemment agressé et qui est toujours à l’hôpital. Nous pensons également à ses proches et à toustes ses camarades.
À Grenoble, les jeunes du lycée Emmanuel-Mounier ont subi coups de matraque, gazage et arrestations. La jeunesse a raison de se révolter. Elle a raison d’exprimer sa colère face à un pouvoir qui détruit ses conditions d’études et son avenir.
Cette colère est d’autant plus légitime que Lecornu s’apprête à imposer un budget de casse sociale en sabrant 54 milliards d’euros dans les dépenses de l’État. C’est par la rue, la grève et les blocages que salariéEs, étudiantEs et lycéenNEs pourront, dans l’unité, faire reculer le gouvernement.
Notre solidarité va à l’ensemble des lycéenNEs en lutte qui ont subi des violences policières, des gardes à vue et de la répression alors qu’ils et elles se battent pour pouvoir étudier dignement.
Nous dénonçons cette répression policière d’une violence scandaleuse contre des lycéenNEs et l’impunité dont elle bénéficie.
Organisons partout la solidarité pour soutenir la mobilisation légitime des lycéenNEs et les protéger face à la police ! L’unité et le nombre sont notre force !
Flics hors des lieux d’études ! Désarmons la police !
Le NPA-l’Anticapitaliste et les Jeunesses anticapitalistes, le lundi 28 septembre 2026