La journée de mobilisation du 13 octobre est une nouvelle preuve de la force de notre mobilisation. Après plus de 4 semaines de mobilisation, nous, les jeunes, avons montré que notre détermination était intacte et que notre mouvement était massif. Des lycées et des universités, jusque là peu mobilisés ces dernières années, rejoignent à leur tour le mouvement de contestation.
En effet, en ce 13 octobre, c’est près de 480 000 lycéenNEs, étudiantEs, travailleurEUSEs qui sont mobiliséEs partout en France. Alors que les fermetures administratives des lycées et des universités se multiplient, des milliers de jeunes continuent de s’organiser.
Il est urgent de renforcer notre auto-organisation partout, dans nos écoles, nos lycées et nos facs. Nous devons continuer de construire des Assemblées Générales massives où nous pouvons décider par nous mêmes de nos moyens d’action et de la suite de la mobilisation. Dans nos villes, nos quartiers, il faut consolider nos coordinations.
Notre mouvement fait peur au gouvernement et à la bourgeoisie. Après la répression abattue contre les lycéeNEs, les mensonges sur notre mouvement, le gouvernement appelle les présidences d’universités à fermer les établissements et appliquer les cours en distanciel. Ces mesures sont scandaleuses et leur seul objectif est de casser nos mobilisations.
La journée de révolte du 17 octobre n’est pas une fin. Nous espérons que cette date permettra une convergence de toutes nos luttes. Il est urgent de renforcer nos liens avec tous les secteurs et les organisations en lutte.
Les vacances scolaires n'atténueront pas nos colères. Nous devons en profiter pour nous former, réfléchir à nos moyens d’actions et préparer la suite de la mobilisation pour la rentrée.
Alors le 17 octobre, les jours qui suivent et lors de la rentrée, luttons :
Pour des moyens massifs dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur
Pour la fin de Parcoursup et la fin de toutes les mesures de sélection
Pour la fin de Bienvenue en France et de toutes les politiques racistes
Pour la fin des violences policières, en particulier contre les jeunes racisés