La Coupe du monde 2026 est présentée comme une célébration du football et du rapprochement entre les peuples. Mais elle apparaît déjà comme une manifestation des maux du capitalisme contemporain, en voie de fascisation : racisme, restrictions des libertés, catastrophe écologique et marchandisation toujours plus poussée du sport le plus populaire de la planète.
Racisme débridé
Cette Coupe du monde est en grande partie organisée aux États-Unis, qui mènent une politique de guerres impérialistes et où la chasse aux immigréEs atteint des sommets de violence.
Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan est devenu le symbole de ce Mondial. La FIFA a validé cette exclusion sans protester.
Plusieurs membres de la délégation iranienne se sont vu refuser leur visa, le camp de base de l’Iran a dû être déplacé au Mexique, des joueurs sont contrôlés sur le tarmac à leur arrivée, et de nombreux supporters, essentiellement africains, ont été empêchés de participer.
Derrière les discours sur l’universalité du football, cette Coupe du monde est déjà marquée par un racisme débridé.
Logique répressive
Des deux côtés de l’Atlantique, la même logique sécuritaire est à l’œuvre.
Aux États-Unis, les supporterEs sont accueillis dans le climat de contrôles et de détentions arbitraires des politiques racistes et anti-immigration de Trump.
En France, plusieurs municipalités ont déjà annoncé avoir choisi de répondre aux aspirations populaires par des couvre-feux, comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand.
On a vu le soir de la victoire du PSG à quoi mène cette logique répressive, qui accompagne partout l’autoritarisme et la fascisation du monde.
Pollution et profits records
Cette Coupe du monde sera également la plus polluante de l’histoire.
Avec 48 équipes au lieu de 32, 104 matchs dans 3 pays, des déplacements aériens massifs, elle devrait générer près de 9 millions de tonnes de CO₂ — le double de l’édition 2022, qui était déjà un record.
Les joueurs et les spectateurEs vont être exposéEs à des conditions de chaleur et d'humidité dangereuses.
Dans le même temps, la FIFA espère battre tous ses records de revenus grâce à l’explosion du nombre de rencontres et à des billets à prix exorbitants — un tri social par le ticket d’entrée.
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Cette compétition révèle ce que devient le sport sous le capitalisme. Pour notre part, nous continuerons à défendre un football populaire, accessible à toutes et tous, contre le racisme, l’autoritarisme et la marchandisation du monde.
Montreuil, le 16 juin 2026