La jeunesse se soulève contre l’avenir de misère et de destruction des services publics que lui réserve ce gouvernement. Plus de 600 lycées ont été bloqués la semaine dernière et des dizaines de milliers de lycéen·nes ont manifesté dans tout le pays. Le mouvement s’étend dans le supérieur et certains collèges. Après la mobilisation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations de jeunesse et l’intersyndicale de l’Éducation nationale appellent à se mobiliser le 6 octobre. La situation sociale est peut-être en train de basculer.
Le gouvernement a choisi le camp de la répression
Macron et Lecornu ont choisi de réprimer le mouvement avec une extrême brutalité : jeudi 1er octobre, 1 949 jeunes ont été interpellé·es, puis 1 747 autres vendredi 2. Une telle vague répressive n’avait pas été vue depuis octobre 1961, lorsque plusieurs centaines d’Algériens avaient été tués à Paris.
Cette répression s’inscrit dans une continuité coloniale et vise en premier lieu la jeunesse racisée et des quartiers populaires. Tirs de LBD, tabassages, insultes racistes, gardes à vue dégradantes : le gouvernement couvre et encourage toutes les violences policières. Il a également fermé plus de 400 lycées et des universités pour empêcher l’extension du mouvement en bafouant le droit de manifester.
Avec l’ensemble du mouvement social, le NPA-l’Anticapitaliste dénonce la violence du gouvernement. Il appartient à tout le mouvement social de montrer sa solidarité, en s’interposant face à la violence policière ! Un pouvoir qui brutalise sa jeunesse lorsqu’elle exprime sa colère et sa détresse est illégitime : Geffray, Nuñez et Macron doivent partir !
Un autre monde est possible
Les lycéen·nes ont raison de dénoncer la casse de l’Éducation nationale, de s’indigner que le seul budget qui ne soit pas mis à sac soit celui de l’armée. Ils et elles ont raison de se révolter devant les dégâts de ce monde capitaliste, qui sème la misère, le racisme, la guerre et la destruction de la planète. Ils et elles ont raison de dénoncer la sélection dans l’accès à l’université, de réclamer des conditions d’études décentes et de pouvoir vivre et travailler dans des locaux dignes. Un autre monde est possible et la jeunesse nous montre le chemin de sa construction : celui d’une société fondée sur la justice sociale et le refus de toutes les oppressions et de toutes les discriminations.
Ce sont eux les casseurs ! Nuñez, Geffray, démission !
Montreuil, le 5 octobre 2026