Le 13 octobre, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues du pays, démontrant, encore une fois, la force de la mobilisation des jeunes, lycéenNEs et étudiantEs et la solidarité qui les entoure. Mais il faut aller encore plus loin si nous voulons gagner : le 17 octobre doit être le rendez-vous de toutes nos colères.
Le ministre de l’éducation espérait probablement que l’annonce du remplacement de 3000 professeurs suffirait à calmer la colère, mais ce n’est qu’un effet d’annonce et du “bricolage”. Loin des 10 milliards exigés par le mouvement et loin de répondre aux immenses besoins que met en lumière la mobilisation des lycéenNes. Aucune réponse sérieuse ne pourra venir de ce gouvernement, car sur le fond, ils refusent de remettre en cause les raisons de notre précarité : l’inégale répartition des richesses, entre celles et ceux qui ont tout et celles et ceux qui sont privés de tout.
Le projet de budget est d’ailleurs un pas de plus dans l’austérité et viendra mettre encore plus à mal l’ensemble de nos services publics : écoles, universités, hôpitaux… Les lycéenNEs ne demandent d’ailleurs pas que des sous pour l’école publique : ils revendiquent le respect et la dignité, le droit à une avenir et la fin du tri social, dénonce les politiques racistes et les violences policières !
Pour reprendre la main, tout en réprimant violemment les lycéenNEs, le gouvernement tente de diviser le mouvement en opposant les « casseurs » à celles et ceux qui manifestent avec des pancartes, en jouant sur des logiques racistes pour discréditer la révolte et justifier la répression. Laisser la division gagner ferait perdre le mouvement. Il faut au contraire assumer que nos luttes prennent des formes différentes et sont complémentaires. Nos combats ont un même ennemi : le capitalisme et les politiques des gouvernements à son service, qui détruisent nos vies et la planète.
Le 17 octobre doit nous servir à mettre toutes nos colères sur table, par la grève et dans la rue : lycéenNEs, étudiantEs, salariéEs, public, privé, paysanNEs, retraitéEs, chômeurEs… Faisons du 17 octobre une révolte générale !
Montreuil, le 14 octobre 2026